31 décembre 2011

De l'invention de l'algèbre à Descartes

Après les chroniques de Villani, voici une autre proposition radio sur l'histoire des maths, dans l'émission Cultures d'Islam :


Résumé : 
L’histoire des mathématiques connaît une diachronie commune qui associe Grecs, Arabes, Européens. Cette histoire est à redéployer hors des séquences consacrées (Antiquité, Moyen Age, Temps Modernes).
Il faut remonter certains des chapitres des mathématiques classiques aussi loin que les mathématiques grecques.
Comme il en est de la géométrie plane, de celle des coniques et de la géométrie sphérique. D’autres sont enracinés dans les mathématiques arabes, comme les disciplines algébriques et les transformations géométriques. D’autres enfin se développent au XVIIe siècle en Europe comme le calcul infinitésimal.
Le trait distinctif de ces mathématiques est qu’elles sont “algébriques et analytiques”. Or, ce trait qui propose une nouvelle rationalité, s’est révélé et s’est méthodiquement développé dans les mathématiques arabes (du IXe au XIVe siècle). D’autres approfondissements suivront dans les mathématiques italiennes (comme l’introduction des imaginaires). D’autres encore seront proposés par Viète et Descartes (comme l’invention d’un véritable symbolisme). D’autres enfin apparaîtront en ce même XVIIe siècle pour procéder à la libération de l’infini.
Nous focaliserons le propos sur les actes fondateurs de cette nouvelle rationalité exprimée en langue arabe du IXe au XIVe siècle,  qui ont été menés par des personnalités comme al-Khwârizmi (l’inventeur de l’algèbre), Thâbit ibn Qurra, Banû Mûsa, al- Karaji, al-Mahâni, al-Qûhi, Ibn Sahl, Ibn Sinân, al-Sijzi, Ibn al-Haytham, al-Khujandi, al-Khâzin, Omar al-Khayyâm, Abû al-Jûd, al-Birûni, al-Samaw’al ibn Yahya, ‘Abd al-Rahmân ibn Sayyid, Kamâl al-Dîn Fârisi, Kamal al-Dîn ibn Yûnus, al-Abhari, Nâsir al-Dîn al-Tûsî, Sharaf al-Dîn al-Tûsi.
Tous ces noms parmi tant d’autres ont participé à cette nouvelle rationalité qui a affranchi les disciplines : ainsi leur fut-il possible d’appliquer l’arithmétique à l’algèbre, l’algèbre à l’arithmétique, la géométrie à l’algèbre, l’algèbre à la géométrie, l’algèbre à la trigonométrie…
Il faudra attendre l’école algébrique italienne du XVIe siècle, la Géométrie de Descartes, l’analyse diophantienne de Fermat ainsi que la géométrie infinitésimale du XVIIe siècle, pour que nous assistions à d’autres actes fondateurs qui, ajoutés aux actes arabes, forment les débuts modernes des mathématiques et participent de ce fait à la genèse de la nouvelle rationalité.

Bibliographie :
Roshdi Rashed, D’al-Khwârizmî à Descartes, Études sur l’histoire des mathématiques classiques, Hermann, 2011
Invité(s) : Roshdi Rashed, CNRS, université de Tokyo

23 décembre 2011

Chroniques matheuses de Noël (Villani sur France Info)

Zo et Franchi m'indiquent que pendant ces deux semaines de vacances, Cédric Villani fait une chronique quotidienne sur France Info, à propos des applications concrètes des maths dans la vie quotidienne.
http://www.franceinfo.fr/la-formule-villani-cedric-villani

PS du 24 déc : Image des maths propose les minis-lecteurs pour récupérer les podcasts de ces émissions

Quand le côté et la diagonale du carré mesurent la même chose !

... il s'agit d'une réflexion sur les pixels, proposée par Bouletcorp.
Cliquez ici pour accéder à la page de BD correspondante.

Merci Coco pour cette info

Speed-dating de courbes...

Cliquez pour zoomer

17 décembre 2011

Le ministre de l'éducation vous souhaite de bonnes vacances, bien sûr...

Personne ne s'y attendait. Du moins pas si tôt. A quelques heures du début des vacances scolaires de Noël, vendredi 16 décembre, la répartition par académie des suppressions de postes dans l'éducation nationale pour la rentrée 2012 est tombée.

Le ministère a présenté aux organisations syndicales les grandes lignes de cette répartition, alors que son budget n'a pas encore été définitivement adopté par le Parlement, la majorité de gauche au Sénat freinant des quatre fers.
D'ordinaire, cette annonce intervient fin décembre, début janvier. Mais l'élection présidentielle approche. "Il faut dégager le terrain pour la campagne", soutient Christian Chevalier, secrétaire général du syndicat SE-UNSA. Un terrain miné par la suppression de 14 000 postes en 2012 - dont 5 700 dans le premier degré et 6 550 dans le secondaire -, qui viennent s'ajouter aux 66 000 suppressions intervenues depuis 2007.
La répartition des suppressions de postes par académie est un sujet sensible dans l'éducation nationale. Sur le terrain, il se traduit souvent par des fermetures de classes dans les écoles.
En janvier, l'annonce de la répartition des emplois supprimés sur le territoire avait déclenché, tout au long du premier semestre, une vague de protestations de la part des élus locaux, des parents d'élèves, des enseignants. La communauté éducative disait alors que le "mammouth" était "à l'os", qu'il ne pourrait pas supporter une nouvelle "cure d'amaigrissement".
Le ministre de l'éducation nationale, Luc Chatel, soutient le contraire. "On peut continuer à ne pas remplacer une partie des départs en retraite" après 2012, a-t-il déclaré fin novembre, lors d'un séminaire consacré à la RGPP, la révision générale des politiques publiques.
Comme en 2011-2012, toutes les académies perdront des postes, à l'exception de la Guyane, qui en gagnera 50. Les académies les plus touchées sont celles de Lille (399 postes supprimés dans le premier degré, 589 dans le second degré) et Nancy-Metz (367 pour le primaire, 425 dans le secondaire). Dans le haut du tableau figurent aussi les académies de Versailles (755 postes supprimés au total), Créteil (595) ou encore Aix-Marseille (504).
Les critères de répartition de ces suppressions de postes sont peu détaillés dans le document que Le Monde s'est procuré. Le ministère évoque le "rattachement territorial" (académies à dominante rurale, urbaine ou d'outre-mer), les "difficultés sociales" et les "variations démographiques". Il ne précise pas que ses prévisions d'effectifs montrent une hausse significative du nombre d'élèves à la rentrée 2012, effet du "boom" démographique du début des années 2000 : 6 000 élèves de plus sont attendus dans les écoles primaires à la prochaine rentrée, 21 200 dans les collèges, 6 600 dans les lycées généraux et technologiques, selon les documents budgétaires débattus par les parlementaires.
S'ouvre maintenant une phase périlleuse pour les recteurs, qui vont devoir plancher sur les "leviers" à actionner afin de respecter les objectifs budgétaires.
Les recettes utilisées cette année devraient être remises au goût du jour. Augmentation du nombre d'élèves par classes, fermeture d'options, diminution des cours à effectifs réduits, suppressions de postes de remplaçants au collège et au lycée. Dans une enquête publiée en septembre, le SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissement, avait calculé que le système fonctionnait grâce aux heures supplémentaires. "Si les enseignants refusaient de les assurer, il y aurait, dans chaque établissement, une classe sans professeur", avait estimé Philippe Tournier, son secrétaire général.
Quant à l'école primaire, le président de la République avait promis, en juin, de la "sanctuariser". Autrement dit, le nombre de fermetures de classes ne devait pas excéder le nombre d'ouvertures. Pour tenir l'engagement présidentiel, les recteurs devront toucher aux dispositifs d'accompagnement et de soutien : intervenants en langues, réseaux d'aide spécialisés aux élèves en difficultés (Rased)...
"Tous ces postes qui ne sont pas forcément visibles, mais qui contribuent à prendre en charge les élèves les plus fragiles. Ce sont eux qui vont payer la facture", s'inquiète Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, majoritaire chez les professeurs des écoles. Reste le vivier des enfants de moins de 3 ans : 34,5 % d'entre eux étaient scolarisés en 2000. Ils ne sont que 13 % cette année, et ce taux risque encore de diminuer encore en 2012.
La répartition des suppressions de postes par académie n'est pas définitivement figée. Vendredi, les syndicats ont obtenu le report du comité technique ministériel sur ce sujet à début janvier. "Sur le budget, il doit y avoir un débat et un vote. Or, l'administration a pensé qu'une simple consultation suffisait", déplore Christian Chevalier.
Sollicité, le ministère de l'éducation nationale n'a pas souhaité s'exprimer. Mais comme, sur ce dossier, il faut faire vite, il y a fort à parier que le "débat" attendu par les syndicats ne s'apparente à un dialogue de sourds...
Aurélie Collas
Source : Le Monde.fr

12 décembre 2011

La loi de Gauss démasquerait des fraudes aux élections russes...

A l'occasion de mon 777ème post, je vous propose deux articles très semblables pour vous parler des courbes gaussiennes et des élections en Russie... (élections de ce week-end)
Démocratie rime-t-elle avec élections libres ?




9 décembre 2011

Calendrier de l'avent mathématique

Du 1er au 24 décembre, le site mathématique suisse Gomaths (déjà présenté ici à propos du calcul mental) propose un "calendrier de l'avent" sous forme d'énigmes mathématiques et de logique, ou simplement de devinettes, à raison de 1 par jour : 


Voici l'énigme du jour :

6 décembre 2011

Une nouveauté google qui me plaît bien !

Saisissez le texte suivant dans la barre de recherche de Google et lancez la recherche...

(sqrt(cos(x))*cos(200x)+sqrt(abs(x))-0.7)*(4-x*x)^0.01, sqrt(9-x^2), -sqrt(9-x^2) from -4.5 to 4.5

(pour ceux qui trouveraient ça gnan-gnan, saisissez toute autre expression mathématique correspondant à une fonction !)

Pour en savoir plus : Cliquez ici

29 novembre 2011

Le traitement numérique des images (cnrs)


Avis à tous les photographes-amatheurs !
 Voici un super article du site Image des maths du cnrs (qui n'aura jamais aussi bien porté son nom) à propos du traitement numérique de l'image. Pixels, niveaux de gris, stockage, résolution, contraste, "bruit", tout y passe !


Gabriel Peyré, « Le traitement numérique des images »Images des Mathématiques, CNRS, 2011

22 novembre 2011

21 novembre 2011

Pub RTL : Les chiffrent parlent d'eux-mêmes

Voici l'excellente pub d'RTL dégotée par Marin dans son journal du matin :

Et un zoom sur le slogan :

Merci Marin !

Un mathématicien italien défie Google


Massimo Marchiori, un mathématicien italien qui a contribué au développement de l'algorithme de recherche de Google, se prépare à lancer son propre moteur de recherche avant la fin de l'année.
Professeur agrégé à l'Université de Padoue, le mathématicien, Massimo Marchiori a récemment commencé à parler de son projet de moteur de recherche, postant des vidéos sur son site de promotion volunia.com. Dans l'une d'elle, où on le voit assis sur un banc public et écrivant sur un tableau blanc, il explique : « Ce moteur ne sera pas un Google bis, plus évolué. Il apporte une perspective radicalement différente, une autre vision de ce qu'un moteur de recherche pourrait être... » Le site permet aux visiteurs de s'inscrire pour devenir un « power user » privilégié et faire partie du panel de testeurs de la version bêta du moteur, prévu pour être lancé en 12 langues.


Jeudi dernier, dans une interview publiée dans l'édition en ligne du Corriere della Sera, Massimo Marchiori a refusé de rentrer dans les détails et dire ce qui distingue Volunia de ses concurrents. « Vraiment désolé, mais je ne peux vous en dire plus pour l'instant... Le fait est qu'une entreprise comme Google, pour donner un exemple, n'aurait aucune difficulté à faire plancher 100 ingénieurs jour et nuit sur notre idée et à nous coiffer sur le poteau, » a déclaré le mathématicien. « Si je ne croyais pas à la grande valeur du projet, si je ne pensais pas qu'il peut rivaliser avec les géants de la recherche en ligne, je ne me serais jamais impliqué, » a-t-il ajouté. Massimo Marchiori a juste indiqué que l'idée de base était simple mais très différente de l'approche actuelle des principaux moteurs de recherche. « Google utilise un club de golf. Nous, nous allons travailler avec un fleuret. La différence de notre moteur de recherche, ce sont les résultats qu'il va nous permettre de faire émerger. Parce que Volunia sera vraiment utile aux gens. »

Des soutiens financiers et technologiques

Massimo Marchiori est membre du conseil d'administration du World Wide Web Consortium (W3C) de Tim Berners Lee et a travaillé sur la Platform for Privacy Preferences (P3P) et sur le Web Ontology Language (OWL). Son algorithme Hyper Search avait été présenté en Californie en 1996 lors d'une conférence à laquelle assistait un jeune homme de 23 ans, Larry Page. L'algorithme a ensuite servi à mettre au point le système de classement des pages de Google. Les locaux du projet seront situés à Padoue, dans le nord-est de l'Italie. Y participent beaucoup de développeurs de logiciels et anciens étudiants de Massimo Marchiori. Le projet est financé par Mariano Pireddu, un entrepreneur sarde, qui prospère depuis 20 ans dans le secteur informatique et les télécommunications. « Les partenaires sont moi-même et Massimo, et tous les chercheurs qui ont collaboré au projet, » a déclaré l'entrepreneur dans un entretien téléphonique. « Nous ne rêvons pas de créer un meilleur moteur de recherche que Google. Mais nous croyons que nous pouvons créer un moteur différent de Google. » Mariano Pireddu est propriétaire de Malloru, un cabinet de consulting  pour les entreprises basé dans la ville d'Oristano, à l'ouest de la Sardaigne. Il était autrefois président de l'entreprise de télécommunications slovène Voljatel et avait des intérêts chez Mindware Studios, un éditeur de logiciels basé à Prague.

Les serveurs de Volunia seront installés en Sardaigne et fournis par Tiscali, « mais Renato Soru, le fondateur de Tiscali, ne fait pas parti des investisseurs, » a précisé Mariano Pireddu. « Nous avons suffisamment de fonds pour financer les premières étapes du projet. Il est encore prématuré de parler de l'entrée possible de nouveaux actionnaires, » a-t-il ajouté. « Le marché va nous dire de façon démocratique si notre idée était bonne. Si les utilisateurs aiment notre moteur, c'est que nous aurons fait du bon travail. Sinon, nous améliorerons le produit, » a encore déclaré l'entrepreneur.

Dans son interview avec le Corriere della Sera, Massino Marchiori a déclaré que les fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, ont toujours reconnu sa contribution à la formule mathématique du moteur de recherche et qu'il n'avait aucun regret de ne pas avoir participé à leur étonnante aventure. « L'idée d'une vendetta ne m'est jamais venue à l'esprit, » a-t-il déclaré au journal italien.  « La vérité, c'est que notre projet est une belle idée, et que ce serait dommage de ne pas la réaliser. Et il semble aujourd'hui que ce soit le bon moment pour le faire. »


17 novembre 2011

"Citation célèbre" en salle des profs

Pause café à la récré, le collègue d'histoire-géo débarque tout enthousiaste :
- "Bon, ce matin en 3ème j'ai construit le mur de Berlin ! Demain, au lycée, je vais frôler la 3ème Guerre Mondiale".
- "Pas mal, moi j'ai inventé le concept de nombre en 1°L !"

C'est la crise économique...

L'autre jour, j'ai donné à mes élèves un exo d'algorithmique dont le but était de modéliser l'évolution d'une somme de 1000 euros placée à 5% par an.

Nombreux sont les élèvent qui écrivent "chaque année, la somme est multipliée par 5% (c'est-à-dire par 0,05)".
Je ne connais pas le banquier de mes élèves, mais je serais eux, je me méfierais de lui...


(PS : Dis, Boulicotte, pourquoi dois-je me méfier ?)

9 novembre 2011

Demain, le 11/11/11 !


Par Michael MATHES - WASHINGTON (source)
Les numérologues sont dans tous leurs états à l'approche du vendredi 11 novembre 2011, 49 minutes avant midi : il sera alors 11H11, le 11/11/11, un alignement rare de ce nombre qui, pour les adeptes des sciences occultes, pourrait signaler la survenue d'événements hors du commun.
   Alors que, pour la plupart des gens, cette concordance chiffrée de la pendule et du calendrier, qui se produit une fois par siècle, passera totalement inaperçue, les numérologues et autres ésotéristes y chercheront tout un ensemble de signes.
   Certains évoquent le début d'un renouveau humaniste, d'une nouvelle harmonie dans le monde voire même de l'ouverture d'une porte dans une nouvelle dimension ou encore "un bouleversement de la conscience".
   Des milliers d'adeptes prévoient de se retrouver ce jour-là pour des cérémonies ou des danses. Plusieurs pages consacrées à cette date ont fait leur apparition sur Facebook.
   L'organisation espagnole pour les aveugles Once organisera une loterie spéciale dotée d'un prix de onze millions d'euro.
   Les médiums et grands prêtres du paranormal les plus connus saluent tous l'importance selon eux de "la synchronicité" du 11/11/11, comme l'Israélien Uri Geller, l'Américaine Solara, "experte en numérologie" et auteur d'un livre sur la signification du nombre onze, ou encore les fans de "Spinal Tap".
   Il s'agit d'un film de 1984, décrivant un groupe de hard rock, basé sur des faits réels ou imaginaires et dans lequel le nombre onze revêt une signification toute particulière.
   "Avoir un triple nombre clé sur le calendrier a certainement une grande signification", a dit Solara, interrogée par l'AFP. "Je vois un grand changement dans la conscience de la planète et cela coïncide avec cette date", a ajouté ce médium.
   Solara, qui vit au Pérou, garde le secret sur ses projets pour le 11/11/11, révélant seulement que des groupes dans plus de cinquante pays marqueront cet événement en s'asseyant en silence pour méditer.
   Les numérologues attribuent au nombre onze des pouvoirs paranormaux qui offrent un canal de communication avec le subconscient. Pour d'autres, comme Solara, onze représente la dualité du bien et du mal dans l'humanité.
   Internet est aussi rempli de blogueurs qui insistent sur le caractère mystique de ce nombre régulièrement lié à des catastrophes, selon eux, comme les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.
   Certains insistent aussi sur le fait que les deux tours du World Trade Center à New York rappelaient par leur forme le chiffre onze. De plus, le premier avion de passagers à s'écraser sur les tours était le vol numéro 11.
   D'autres citent la prophétie de Saint Malachie, qui au XIe siècle prédisait qu'il y aurait 112 papes avant une apocalypse biblique. Benoît XVI est le 111e pontife.
   La date du 11 est historiquement chargée. L'armistice de la 1ère Guerre Mondiale a été signé à 11H00 du matin le 11 novembre 1918.
   "Il y a une synchronicité intéressante dans le fait qu'un grand nombre d'événements sont associés au nombre 11", observe Ellie Crystal, blogueuse qui se présente comme une "exploratrice du monde métaphysique".
   Pour John Hoopes, professeur de pensée critique à l'Université du Kansas, toutes ces théories pseudo-scientifiques sont un parfait exemple du "biais de confirmation d'hypothèse". Il s'agit de la tendance à privilégier des informations qui confirment des idées préconçues sans tenir compte de celles qui les démentent, explique-t-il.


L'organisation espagnole pour les aveugles Once
organise une loterie spéciale dotée d'un prix 
de onze millions d'euro.
AFP/Dominique Faget

Merci à Franchi pour cette info !

6 novembre 2011

Un autre savoir inutile, par Lopouic

Message reçu de la part d'un fan kosovar de ce blog :
Comment prouver l'affirmation "Il existe exactement 6 670 903 752 021 072 936 960 grilles de sudoku différentes."(*) ?
J'en suis incapable mais il y aura bien un Kamaradclimber ou une Alondra qui voudra s'y frotter.

(*) Source savoir-inutile.com

28 octobre 2011

28 octobre 2011, un jour un peu spécial...

Je vous avais proposé il y a longtemps un faire-part de mariage mathématique. C'est aujourd'hui ou jamais l'occasion de vous montrer cette pièce-montée de mariage spéciale matheux trouvée sur la toile :


26 octobre 2011

Les maths à l'école élémentaire

Ma soeur est admissible à son concours de professeur des écoles ! Bravo... et voilà ce qui t'attend en maths au primaire(source eduscol.education.fr)
L'apprentissage et la pratique des mathématiques développent l'imagination, la rigueur et la précision des élèves. Plusieurs objectifs : la connaissance des nombres et le calcul, la résolution de problèmes, l'approche de la géométrie et des mesures. En partant de situations proches de la réalité, les élèves acquièrent les bases d'une première culture scientifique.

Au cycle 2

Objectifs prioritaires en CP et en CE1 : la connaissance des nombres et le calcul
Avec l'entraînement quotidien au calcul mental les élèves accèdent à une connaissance plus approfondie des nombres et commencent à se familiariser avec leurs propriétés. Les élèves apprennent la numération décimale inférieure à 1 000.
La résolution de problèmes fait l'objet d'un apprentissage progressif et contribue à construire le sens des opérations.

Au cycle 3

L'élève enrichit ses connaissances et acquiert de nouveaux outils.
L'entraînement quotidien au calcul mental porte sur les quatre opérations. Il favorise l'appropriation des nombres et de leurs propriétés.
L'étude organisée des nombres est poursuivie jusqu'au milliard. Les élèves s'initient aux décimaux et aux fractions.
Avec la géométrie, les élèves passent progressivement d'une reconnaissance perceptive des objets à une étude fondée sur le recours aux instruments de tracé et de mesure. Ils traitent des situations qui font intervenir la proportionnalité.

Suivi des élèves

À chaque palier du socle, les enseignants vérifient la progression des élèves dans cet apprentissage. Les mécanismes de mémorisation et l'acquisition des automatismes sont particulièrement contrôlés au cycle 2.
Pour les élèves qui éprouvent des difficultés, des aides individualisées sont mises en place, comme en français.
Les apprentissages fondamentaux de la langue française et des mathématiques interagissent. Ensemble, ils constituent un levier pour structurer des acquis solides dans tous les domaines d'enseignement.

Encore Villani sur les ondes :-)

Anne-France nous signale une autre émission avec Cédric Villani, ce matin sur Europe 1 :

24 octobre 2011

Apple et le nombre d'or

(Je laisse aux fans de la pomme le soin de me dire si cet article de Guillaume Blanco est capilotracté ou pas...)

Apple est largement connu pour la réussite de son design. L’un des facteurs de cette réussite vient probablement du fait que la firme à la pomme intègre le nombre d’or dans ses structures graphiques. Voyons dans un premier temps ce qui caractérise le mieux l’identité visuelle d’Apple : son logo. Cette pomme croquée n’a pas été dessinée dans des proportions hasardeuses. Chaque courbe respecte scrupuleusement les contours de cercles aux proportions du nombre d’or. L’illustration ci-dessous permet de mieux comprendre la construction du logo :


Apple ne s’est pas contenté d’appliquer cette règle à son logo principal, il l’applique également à ses autres services. Autre exemple marquant : le logo de iCloud. Pour rappel iCloud est un service de cloud computing édité par Apple. On peut observer que le logo d’iCloud s’inscrit dans un rectangle aux proportions du nombre d’or (rapport longueur / largeur = 1.62, et à l’intérieur de ce rectangle, les 4 cercles sont eux-aussi dans les proportions du nombre d’or).


22 octobre 2011

Les mathématiciens sont des artistes (C.Villani)

Merci à Franchi pour le lien vers cette émission de France Info où le médaillé Fields Cédric Villani s'exprime sur l'art et les mathématiques, à l'occasion de l'exposition de la Fondation Cartier dont je vous ai déjà parlé.



- Cédric Villani est un des plus grands mathématiciens français. L’an dernier, il a obtenu la médaille Fields, l’équivalent du prix Nobel. Il participe à l’exposition qui s’ouvre à Paris à la Fondation Cartier : "Mathématiques, un dépaysement soudain". Des scientifiques et des artistes tels que David Lynch, Patti Smith et Raymond Depardon ont croisé leurs regards sur les maths. Pour Cédric Villani, "les mathématiciens et les artistes ont beaucoup de points communs, ils recherchent la beauté, la vérité."
Plus d’informations sur le sujet :
 

Le malaise enseignant, par Martin Vidberg

Aujourd'hui, petit interlude avec quelques strips de Martin Vidberg sur l’Éducation publiés ou recalés pour la newsletter "La Toile de l'Education" que les abonnés du monde.fr reçoivent tous les mercredis.
Ce sont des images de "l'actu en patates" :

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Sur le même thème :
N’oubliez pas de tricher au BAC !
N’oubliez pas de tricher au BAC !
Le retour de la philo
Le retour de la philo

21 octobre 2011

Peut-on séparer l'école de l'Etat ?

Merci à Benoît pour cet article de Damien Theillier sur le système scolaire américain.

Un sujet majeur de discussion lors de la FreedomFest cette année a été le mouvement pour le droit de choisir son école qui a fait une percée remarquable ces dernières années aux États-Unis. Dans un récent éditorial, le Wall Street Journal a fait de 2011 « l'année du choix de l'école ». Les parents et les législateurs qui les représentent, en particulier dans les écoles des quartiers défavorisés, sont las d'attendre les effets promis d’une énième « réforme de l'éducation » dans les écoles publiques de leurs enfants. Ces parents réclament un environnement éducatif favorable à un véritable apprentissage et se tournent alors vers des écoles indépendantes.

Selon le Wall Street Journal, 13 États auraient déjà adopté, sous une forme ou sous une autre, une législation favorable au choix de l’école et 28 États sont en instance d’adopter les mêmes lois : bourses et allègements fiscaux pour les écoles privées, crédits d’impôts pour les frais de scolarité, bons scolaires etc.

School Choice Week est venue à la FreedomFest délivrer son message. Il s’agit d’une organisation nationale qui veut promouvoir une éducation de qualité pour tous. School Choice Week avait réuni une table ronde composée de Lisa Graham Keegan, fondatrice et présidente de Education Breakthrough Network, Juan Williams, analyste politique sur Fox News, Michelle Bernard, analyste politique sur MSNBC et le consultant politique Dick Morris .

L'éducation doit faire parti de toutes les discussions politiques et sociales, a déclaré Williams. « Elle est au centre de l'agenda libertarien ». La thèse des conférenciers était que l'avenir économique et politique du pays est inextricablement lié au système d'éducation.

Mais aux États-Unis, comme en France, le système est actuellement dominé par les syndicats d'enseignants. Dick Morris a donc posé une question fondamentale Les écoles sont-elles un projet de services publics pour les enseignants ou existent-elles pour éduquer les enfants ? Cette question est l’un des défis majeurs que doit relever l'enseignement public.

Les États-Unis sont emblématiques de la crise de l'éducation qui frappe la plupart des pays développés. Malgré des dépenses record et des initiatives de grande ampleur menées récemment pour sauver le système scolaire (par exemple, le No Child Left Behind Act de Georges Bush, lancé en 2002), le niveau des élèves américains est inférieur à celui de tous les pays européens et continue de s'affaiblir.

Pour les libertariens réunis à la FreedomFest, la liberté de choix en matière de scolarité signifie non seulement le droit de choisir la meilleure école pour chaque enfant, mais encore le droit de ne choisir aucune école. Le choix de l’enseignement à domicile (home schooling) semble à beaucoup le meilleur choix.

Aujourd’hui, entre 1,6 million et 2 millions de parents optent pour le home schooling, arrangement par lequel les parents font office d’enseignants et le domicile sert d’école. Le nombre de ceux qui adoptent ce mode d’éducation ne cesse de croître chaque année.

Les parents choisissent l’enseignement à domicile pour plusieurs raisons
. Certains recherchent l’occasion de transmettre des valeurs philosophiques ou religieuses à leurs enfants. D’autres considèrent le home schooling comme un moyen de resserrer les liens familiaux, de favoriser la performance scolaire, de s’assurer d’un enseignement adapté aux besoins de l’enfant ou bien de mettre en pratique des approches éducatives non traditionnelles.

Malgré leur hétérogénéité, les parents qui favorisent cette façon d’instruire leurs enfants s’accordent généralement sur un de ses avantages : la possibilité d’adapter le curriculum et l’enseignement aux besoins de chaque élève. Les chercheurs affirment d’ailleurs régulièrement que les élèves de familles mettant en pratique le home schooling obtiennent, dans l’ensemble, des résultats supérieurs et sinon au moins égaux à ceux d’élèves d’écoles traditionnelles en matière de tests standardisés. Ajoutons que ce type d'enseignement reviendrait à environ 700 dollars par an, soit un dixième du coût de l'élève à l'école publique.

Cette expérience américaine pourrait être une réelle source d’inspiration dans un pays comme la France qui souffre des mêmes maux avec des résultats médiocres des élèves français aux tests internationaux, alors que notre système englouti des milliards.

Chroniques de la Freedom Fest à Las Vegas

Damien Theillier est professeur de philosophie. Il est l’auteur de Culture générale (Editions Pearson, 2009), d'un cours de philosophie en ligne (http://cours-de-philosophie.fr), il préside l’Institut Coppet (www.institutcoppet.org).

13 octobre 2011

Fête de la science 2011 (12-16 octobre)


Une brève en ces temps bousculés : ces jours-ci a lieu la fête de la science !

Les thématiques 2011 : chimie et Outre-mer

La chimie et l'Outre-mer sont les thématiques privilégiées de la Fête de la science 2011. En effet, 2011 a été proclamée Année internationale de la chimie (AIC 2011) par les Nations Unies, et les cultures de l'Outre-mer sont valorisées grâce à l'Année des Outre-mer.

2011 : Année internationale de la chimie

Faire connaître le rôle bénéfique de la chimie

La chimie joue un rôle prééminent dans les activités humaines. Elle est essentielle à la compréhension du monde et du cosmos. Les transformations moléculaires sont au cœur de la production de nourriture, de médicaments, de carburant ou encore de produits manufacturés.
L'Année internationale de la chimie (A.I.C.) - organisée par l'Unesco et l'Union internationale de chimie pure et appliquée (I.U.P.A.C.) -, est une occasion unique de promouvoir, célébrer et faire progresser la chimie dans tous ses aspects bénéfiques.

Donner une impulsion mondiale à la chimie

Tout au long de l'année 2011, les animations, expositions, spectacles, conférences qui se déroulent partout sur la planète valorisent cette science et ses apports à la connaissance, à la protection de l'environnement et au développement économique :
  • expositions
  • colloques
  • journées portes ouvertes dans les laboratoires
  • animations
  • présentations d'expériences en direct
  • conférences de vulgarisation dans les écoles et lycées
  • rencontres-débats.

Célébrer la contribution des femmes à la science

Les nombreuses manifestations organisées en 2011 à travers le monde et dans toutes les régions françaises visent 4 objectifs :
  • accroître l'appréciation et la compréhension de la chimie par le grand public
  • encourager l'intérêt des jeunes pour cette science
  • générer l'enthousiasme face à l'avenir prometteur de la chimie
  • célébrer la contribution des femmes à la science à l'occasion du 100e anniversaire de l'attribution du prix Nobel de chimie à Marie Sklodowska-Curie.
L'A.I.C. insiste sur la contribution actuelle des femmes à la science en général et à la chimie en particulier puis sur la place qui revient à la chimie dans notre société d'aujourd'hui.
Consultez le calendrier de tous les événements :
Par régions françaises
Dans le monde

2011 : Année des Outre-mer français

Elles se situent dans l'Atlantique, l'Océan indien ou le Pacifique. Les cultures de l'outre-mer sont valorisées tout au long de 2011 grâce à l'Année des Outre-mer.

Tout autour de la Terre

Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Barthélemy et Saint-Martin, Saint-Pierre-et- Miquelon, Wallis et Futuna, Terres Australes et Antarctiques françaises : dispersées sur l'ensemble du globe, les Outre-mer françaises sont mal connues.
Certaines ont un statut très proche des départements et des régions de l'Hexagone, d'autres disposent d'un gouvernement local doté de larges compétences. Ces onze collectivités – qui assurent une présence française sur toutes les mers du globe –, rassemblent 2,6 millions d'habitants (deux territoires sont sans peuplement : les Terres Australes et Antarctiques françaises et l'île de Clipperton composée d'un unique atoll aux confins du Pacifique).

Promouvoir les cultures de l'Outre-mer

L'année des Outre-mer a pour objectif de promouvoir ces cultures et de mieux faire connaître les apports de ces sociétés ultramarines dans tous les domaines (culture, institutions, développement durable, économie et entreprise, artisanat, tourisme, sports et loisirs).
Cette année 2011 va contribuer à éclairer la place ancienne de ces régions dans l'histoire de la France, leur présence établie depuis l'avènement de la République et de la citoyenneté, et la création d'identités culturelles spécifiques tissées des rencontres transocéaniques entre les continents de leurs origines, selon qu'elles se situent dans l'Atlantique, l'Océan indien ou le Pacifique.

Des animations sur tout le territoire

Tout au long de l'année 2011, sont proposés partout en France et dans les territoires d'Outre-mer, des spectacles de théâtre, de musique, de danse et de nombreuses expositions comme, par exemple, l'exposition intitulée "Aimé Césaire et ses peintres", au Grand Palais à Paris.
La présence de l'Outre-mer s'inscrira dans le plus possible de manifestations pérennes, avec des prolongements au-delà de 2011 : Fête de la science, Salon du livre, Fête de la musique, Printemps des poètes, Nuit des musées, etc.

10 octobre 2011

B.O : Épreuves du bac 2013

Qui dit réforme du lycée, dit réforme des épreuves du bac...
Voici le Bulletin Officiel spécial n°7 du 6 octobre 2011 qui donne la nature des épreuves (écrits / oraux) ainsi que les coefficients.


2 octobre 2011

Triangle fractal de Sierpsinski sur GeoGebra

Cette année, je propose aux 5èmes une initiation très brève aux TICE, en plus des cours de maths. 
Avec le logiciel GeoGebra, je leur ai fait faire ce triangle de Sierpinski ; voici la jolie figure créée par Benjamin :


30 septembre 2011

Chasse au trésor mathématique 2011

J'ai le plaisir de vous annoncer que la chasse au trésor mathématique aura lieu cette année du 2 au 16 octobre. Rendez-vous sur le site http://chasseautresor.cijm.org pour plus d'informations !


Allez Rubisco, allez Kamaradclimber !

Droit de réponse (=>D.Seux)

Je rebondis sur les trois derniers points de la chronique de Dominique Seux :

- Notre établissement est de taille modeste pour un collège+lycée (600 élèves), et les élèves ne sont pas réputés "difficiles". Pour autant, je ne pense pas que nous pourrions supporter un taux d'encadrement plus faible (exemples de classes chez nous : 30 élèves en 5ème, 35 élèves en 2nde, 37 élèves en 1°ES). La quantité d'élèves, même relativement "civils", a un impact direct sur le temps de parole dont chacun d'eux dispose en cours, et sur l'attention que le prof peut leur consacrer pour vérifier que les notions sont apprises et comprises. Pédagogiquement ce n'est pas bon (de mon point de vue) ; et cela ne peut pas aller dans le sens de la "personnalisation" prônée par le ministère à l'occasion de la réforme du lycée. 

- Les seuls cours où les élèves sont moins nombreux sont effectivement les options ou enseignements de spécialité (Exemple : chez nous 10 élèves en spé maths en 1ère L). C'est un avantage pour le prof et pour les élèves, mais cela rend fragile l'option, d'une année sur l'autre, dans la mesure où le rectorat peut décider de fermer un groupe en-deçà d'un certain effectif. Une solution consiste à travailler en réseau d'établissements (avec des projets éducatifs proches). C'est ce que nous faisons avec un lycée situé dans le même arrondissement que nous : certaines options sont chez nous, d'autres chez eux. Cela a pour avantage de "rentabiliser" un prof. Du côté des contraintes : les profs de ces options n'assistent pas aux conseils de classe, et la gestion des emplois du temps des élèves concernés est délicate, car ils sont amenés à se déplacer entre deux lycées en début ou en fin de journée => Fatigue et perte de temps. 

- Je n'ai absolument pas l'impression de voler mon salaire, en terme de temps de travail. Je ne suis peut-être pas un bon exemple, mais je consacre toujours la moitié de mes vacances (dans l'année et l'été) à travailler. Corrections de copies, préparations de cours, sujets TP, devoirs. Et cela n'évite absolument pas d'avoir du travail le soir et le week-end (ça le répartit un peu mieux). Sur la question du salaire, je suis assez partagée à cause de tout ce qu'on entend, mais globalement, je trouve ça "limite" qu'un prof qui a 6 ans d'ancienneté, ait un salaire qui permette seulement de financer la location d'un logement de 20 m² en proche banlieue parisienne, sans avoir une épargne démentielle. La génération de nos parents n'avait pas la même pression financière, je trouve. En vrac quelques on-dit :
"Les profs sont payés 10 mois, répartis sur 12"

"Au passage des 35h, les profs n'ont vu aucun changement dans leur travail parce qu'ils étaient déjà en-dessous des 35h" (... de cours certes, de travail c'est largement faux). 

"On nous demande de plus en plus (suivi des élèves, tutorat, innovation avec les TICE, RDV d'orientation etc.) et on n'est pas payé plus". 

"Regardez l'évolution du SMIC/RSA depuis 15 ans, et comparez-le à l'évolution du salaire d'un prof, vous serez surpris."  

Je sais bien que la France n'a pas les moyens de mieux payer ses profs, mais j'aimerais qu'on arrête de nous taper dessus en faisant croire que nous sommes des privilégiés. [Je prête à qui veut mes élèves de 5ème le vendredi en fin de journée par 30°C] 
La campagne de recrutement de l'éducation "17000 profs à recruter" m'a choquée dans la mesure où le gouvernement oubliait de dire que normalement ce sont 34000 postes qui sont pourvus chaque année !! 

De même, la manipulation des chiffres (ou disons la présentation harmonieuse...) sur les moyens consacrés à l'Education m'énerve : le ministre dit "on dépensait moins avant, pour de meilleurs résultats".
Mais les élèves ne sont plus les mêmes ! Et on ne dépense pas toujours utilement (à quoi sert d'équiper certains élèves d'iPad, sans SAV ?? Ne vaut-il pas mieux créer un groupe de soutien en Français ?). 
Et puis par rapport aux autres pays de l'OCDE, le budget éducation n'augmente pas forcément aussi vite. 

Bref, je râle rarement sur ce blog, mais là, à un an des présidentielles, j'espère que le débat sur l'éducation sera intéressant et réaliste (pas de démagogie, pas de promesses qui ne seront pas tenues...).

28 septembre 2011

Talents et tabous des enseignants par D.Seux


Dominique Seux est rédacteur en chef France et international au journal Les Échos. Les sujets de ses chroniques quotidiennes sont essentiellement liés à la macro-économie, mais aujourd'hui il se penche sur la situation du système scolaire.

Deux spécificités françaises : le nombre d’heures de cours assurées par les enseignants et la densité d’écoles sur le territoire. Mais sans vraies réformes, le "un sur deux" est arrivé au bout de sa course.

La grève très suivie de ce mardi exprime un réel mécontentement sur un sujet qui est véritablement explosif tant l’attente est forte du côté de la société et tant le métier des enseignants est difficile : les moyens de l’éducation nationale. Ce qui est compliqué est que l’on entend actuellement deux thèses radicalement divergentes. D’un côté, Luc Chatel dit et redit qu’il y a vingt ans, il y avait 600.000 élèves de plus et 40.000 enseignants de moins qu’aujourd’hui, donc que des économies sont possibles ; de l’autre, les syndicats affirment que 65.000 postes en moins depuis 2007, trop c’est trop.

Qui a raison ? Le dernier rapport de l’OCDE sur le sujet dit deux choses.
  1. Depuis quinze ans, les moyens de l’éducation ont progressé en France moins vite que dans beaucoup de pays ;
  2. En 2008 (il n’y a pas plus récent, les choses ont pu évoluer), ces moyens étaient quand même encore supérieurs à la moyenne des grands pays développés, surtout au lycée. Seuls la Corée et les Etats-Unis dépensaient plus. Voilà donc un tableau moins caricatural qu’on ne croit.

Qu’en est-il du nombre d’enseignants ? Il est clair que le lien entre les moyens et les résultats du système scolaire n’est pas totalement automatique, sinon cela se verrait plus. Mais il est clair aussi que la baisse arithmétique des effectifs, le fameux « un sur deux » mis en œuvre depuis 2007, ne peut pas aller beaucoup plus loin sans des modifications de fond, structurelles. Parce que si la France dépense plus d’argent que d’autres pays tout en ayant l’impression – du côté des enseignants et des parents – d’être plus pauvre en moyens, c’est qu’elle a certaines spécificités bien à elle.

Lesquelles ?

1 - Les statistiques de l’OCDE montrent que dans le secondaire le nombre d’heures d’enseignement est plus faible en France qu’ailleurs. Au collège, hors heures supplémentaires (pas si négligables que cela et défiscalisées), ce nombre est de 642 heures par an, contre 701 en moyenne – et 756 en Allemagne. Ce qui est vrai pour le secondaire ne l’est pas pour primaire, où c’est l’inverse, il y a ici beaucoup plus d’heures qu’ailleurs dans le monde.

2 - L’autre particularité concerne le nombre d’établissements. La France compte deux fois plus d’écoles primaires que l’Allemagne. La moitié d’entre elles ont moins de cinq classes, et peu d’élèves. C’est un choix de proximité, d’aménagement du territoire, mais coûteux.

Si on veut jouer les provocateurs, les “ bons ” débats sur l’éducation en 2012 seraient :

  • La difficile question du nombre d’écoles, de leur taille : une autre répartition permettrait d’avoir plus de postes dans les banlieues difficiles ;
  • Il y a aussi la question des options, trop nombreuses au lycée ;
  • Il y a enfin la question du nombre d’heures et l’étalement des cours, en clair le raccourcissement des vacances, couplé avec de meilleurs salaires. Un détail : le nombre de jours de cours des enseignants dans l’année est tellement tabou que la France est le seul pays – le seul ! – qui n’a pas fourni de données officielles à l’OCDE… 

27 septembre 2011

Docu TV ce soir : C'est mon élève, c'est mon enfant !

En ce jour de mobilisation du corps enseignant pour la sauvegarde des postes dans les années à venir, ARTE diffuse ce soir un documentaire sur l'école axé sur les relations entre familles et équipes éducatives.


Horaire : 20h40 à 21h35
Durée : 55 min

Réalisé par : Isabelle Cottenceau

Résumé du site Programme.TV :
Quand on parle de l'école, on pense rarement à ce couple étrange formé par les parents et les professeurs. Or, s'il est une certitude aujourd'hui, c'est que ce duo est en crise. Dans un collège de Belfort, une mère d'élève a agressé une enseignante. Comment expliquer un tel dérapage ? Sur place, les professeurs déclarent être de plus en plus soumis aux pressions des familles. Autre ville, autre histoire : à Epinay, un parent a fait un procès à l'Education nationale pour dénoncer l'absentéisme des professeurs. Le lien de confiance serait-il rompu ? Certains tentent de le renouer, comme à l'école Pajol, dans le quartier de la Goutte d'or à Paris, où on expérimente une nouvelle forme de dialogue et de coopération parents-profs.

Ressources d'Accompagnement Personnalisé

Dans son espace « ressources pédagogiques : enseignements et outils transversaux », l'académie d'Amiens à mis en ligne un ensemble de ressources sur l'accompagnement personnalisé.
Celles-ci se présentent sous la forme de 4 compétences :
  • Lire ;
  • Communiquer ;
  • Raisonner, argumenter, pratiquer une démarche scientifique, démontrer ;
  • Devenir acteur de son environnement ;
avec à chaque fois des sous-thèmes comme « lire et comprendre différents types de documents » ; « communiquer à l'oral » ; « distinguer les faits établis des faits à prouver » ; « Agir en tant que membre de la communauté scolaire »...
Parmi ces compétences, certaines présentent un ancrage disciplinaire, d'autres sont plus transversales. Chacune d'entre elles permet de travailler plus spécifiquement certains domaines des compétences.

26 septembre 2011

Design : le meuble aux proportions d'argent


Tiens, tiens, cet effet visuel d'emboitements ne vous rappelle-t-il pas la succession des rectangles d'or ? Oui, mais ici point de carrés ! Ce n'est donc pas une représentation de la suite de Fibonacci... Mais qu'est-ce alors ?

L'agence de design Kam-Kam nous propose un meuble pour le moins original. Voici la description qu'elle en donne :
Les feuilles de papier (A3, A4, A5, etc) ont un "Ratio d'Argent" qui favorise la productivité en maintenant les dimensions toujours (environ) dans la même proportion largeur/longueur quand elles sont pliées en deux. Inspirés par ces feuilles "Ax", nous avons transposé à la découpe de meubles ces ratio, ce qui rend les meubles économique en économisant les matières premières. De plus un meuble peut également être modulé en éléments séparés via un processus simple : placard, étagère, armoire de rangement et tiroir.

Question : Mais au fait, ami lecteur, combien vaut ce ratio d'argent dont nous parle KamKam ? 

 

Et quand vient le soir, ô surprise...
   Merci à Mamzelle Carneto pour ce sujet

14 septembre 2011

Docu TV : Salle des profs

Hier soir sur France 5 était diffusé le reportage "Salle des profs".
On peut le revoir pendant une semaine sur Pluzz en cliquant sur ce lien. Merci à Zo pour cette info !



Réalisé par : François Rabaté

François Rabaté a passé plusieurs mois dans la salle des profs d'un collège parisien du XIe arrondissement, un établissement qui n'est pas élitiste ni sensible, comme il en existe des centaines en France. L'ancien professeur du collège en question a rencontré Elsa, prof d'anglais, ou encore Denis, qui enseigne l'histoire-géo. Conseils de classe, difficultés du jeune prof stagiaire, inspections de l'Education nationale ou conseils de discipline, les journées s'enchaînent et mobilisent les enseignants qui voient arriver les vacances avec soulagement mais non sans un pincement au coeur pour ces élèves qu'ils ne reverront plus. Et en septembre, une nouvelle aventure recommence.

12 septembre 2011

Les séries télé font des clins d'yeux aux sciences...

Merci à Nicole pour le contenu de ce post :

L'assassinat d'un jeune mathématicien : c'est le sujet de l'épisode "Duel à l'ancienne" de la série "Castle", diffusé ce soir, à 21h20 sur France 2.

Réalisé par : Rob Bowman
Acteurs : Nathan Fillion (Richard Castle), Stana Katic (Kate Beckett), Susan Sullivan (Martha Rodgers), Ruben Santiago-Hudson (Roy Montgomery), Molly C Quinn (Alexis Castle)

Résumé : Castle et Beckett se penchent sur l'assassinat d'un jeune mathématicien (maths appliquées au système bancaire). L'enquête révèle un détail très troublant : le jeune homme semble avoir été abattu par une balle vieille de 200 ans. Castle fait immédiatement marcher son imagination fructueuse et élabore une théorie improbable sur un tueur qui voyagerait dans le temps. Beckett ne prend pas une seconde l'écrivain au sérieux. Lorsque la suite de l'enquête révèle l'existence d'une DeLorean et celle d'un suspect vêtu comme à l'époque victorienne, Beckett, qui ne croyait pas du tout aux élucubrations de Castle, commence à se poser des questions...

Rassurez-vous, il est visible durant une semaine sur Pluzz si vous n'avez pas la possibilité de le regarder en direct.

Et pour continuer dans les séries TV qui font des allusions aux sciences :
  • Dans l'épisode "Angle mort" de la série policière "Boulevard du Palais" du 9 septembre (durée : 1h35), le mari de la victime est un prof de maths. Vers la 30e minute, cette élève déclare "Il y a de la poésie dans les mathématiques". 
  • Dans l'épisode 6 de la saison 8 de "NCIS" intitulé "De l'ordre dans le chaos"
    Un lieutenant de marine, Clea Thorson, meurt, renversée par un bus. Sur son corps, d'étranges codes inscrits à l'encre noire ; il s'agit des 
    formules chimiques d'un carburant spécial. En rediffusion sur M6 replay.
 

8 septembre 2011

Planche BD : La rentrée, croquée par Loup

Petite planche de BD trouvée dans le magazine HDS.mag (bimensuel du conseil général des Hauts-de-Seine) :
Cliquez sur les images pour zoomer